Le chemin de croix en bois de l’église Notre-Dame, chef-d’œuvre de l’ébéniste colmarien Klem, comporte 14 stations. Les textes sont en allemand, car en 1908, date de sa réalisation, l’Alsace était allemande. C’est un travail remarquable tant par sa finesse que par sa composition. Les cadres surmontés d’une croix et de deux urnes sont en chêne, les médaillons historiés en tilleul.
Observez les personnages, l’expression des visages et des mains, les objets (les cordes, le panier, les clous), les plantes, la ville de Jérusalem….
Station I

Jésus est condamné à mort. Cette station est située dans la chapelle du Saint Sacrement, Un femme verse de l’eau sur les mains de Pilate. Une fleur de la Passion annonce l’évènement…
Station IX

Jésus tombe pour la troisième fois. Sur cette station, la condamnation des deux larrons est suggérée par les deux croix en T.
Un ange tient un phylactère « Roi des Juifs ».

Station XI

Jésus est cloué sur la croix. Les soldats romains à cheval montent la garde. Un Juif tient derrière lui le texte qui sera cloué sur la croix.
Station XIII

Jésus est détaché de la croix. Marie, très éplorée, apparaît encore plus présente. Elle est au centre de la composition, son grand manteau enveloppe Jésus mais aussi ceux présents, comme un message…
Jean-Paul II (1920-2005) souhaitant se rapprocher des évangiles, a supprimé en 1991 certaines stations qui ne font pas référence aux évangiles, comme celle de Sainte Véronique (Station V), mais les a remplacées. La première se situe dans le jardin de Gethsémani.
St. II : Jésus est trahi par Judas.
St. III : chez le Sanhedrin.
St. IV : le reniement de St Pierre.
Les premiers chemins de croix sont apparus chez les Franciscains vers 1750. Ils se sont beaucoup répandus au XIXe siècle. Le chemin de croix nous incite à la méditation sur celui de Jésus vers le calvaire.