Célébration St-Valentin

14 février 2021

Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs en vos rangs et fonctions, Frères et sœurs de
notre communauté et de la communauté protestante

Permettez-moi, au nom de Norbert, notre curé, et du Conseil de Fabrique de la paroisse St Léger de
GUEBWILLER de vous souhaiter la bienvenue .
Ce dimanche est symboliquement fort parce qu’il faut bien le reconnaître, parvenir à se rassembler en
communauté devient un exercice de style de plus en plus en plus compliqué, allez savoir pourquoi !
Mais aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle ! L’histoire vient à notre secours, en la personne de Brigitte
SCHICK, dont je vous propose, un court instant, avec l’aide de l’association Brigitte SCHICK que je
remercie, de nous remémorer les péripéties.
Hiver 1444-1445, les Armagnacs (aussi appelés « Les écorcheurs ») dévastèrent et pillèrent de
nombreuses communes d’Alsace : Ensisheim, Rouffach, Herrlisheim et un jour ce fut au tour de
Guebwiller…
Durant la nuit de la Saint-Valentin du 13 au 14 février 1445 vers trois heures du matin, les Armagnacs
voulurent surprendre la ville profondément endormie. Ils mirent leurs ingénieuses échelles en place et
commencèrent l’escalade des remparts de la ville.
Lors de leur assaut nocturne, les Armagnacs firent tomber de grosses pierres placées sur les rebords des
murs du chemin de ronde pour pouvoir les jeter sur l’ennemi au moment voulu.
Ce vacarme réveilla les gardiens qui somnolaient à coté de leur feu, l’alerte fut aussitôt donnée.
C’est alors qu’une jeune femme, nommée Brigitte Schick, accourut en poussant de grands cris. Arrivée
sur les remparts, à l’endroit où l’ennemi attaquait, elle enflamma une botte de paille et la jeta sur les
envahisseurs dont on apercevait déjà la tête.
En entendant ses cris et en voyant cette paille enflammée tomber sur eux, les premiers Armagnacs eurent
peur et prirent la fuite sûrement paniqués par l’apparition miraculeuse de celle qu’ils prirent pour la
Vierge Marie.
En peu de temps, tous les gens valides de Guebwiller furent sur les remparts et l’attaque fut
victorieusement repoussée.
Le lendemain matin, en ouvrant une porte de la ville, on trouva, accrochées aux remparts, les échelles que
l’ennemi avait abandonnées dans sa fuite.

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